NOTES

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« Marcher et avancer, c'est le meilleur moyen que les hommes ont trouvé pour faire tourner la terre. A condition qu'ils avancent dans la même direction. »
                           IBN SHOBOL
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Fondateur présumé de l'Ecole d'Elée, Xenophane de Colophon était tout à la fois le maître, le père spirituel (et peut-être plus) de Parménide.  Poète, philosophe, scientifique il considère l'être total comme un, ni limité, ni infini, ni en mouvement, ni en repos. Plus tard il n'admet ni genèse, ni destruction : « L'univers est toujours semblable, car s'il eut été produit, encore eut-il fallu qu'il ne fut pas auparavant ; or, ce qui n'est pas ne peut ni être produit, ni produire quoi que ce soit ». Pour lui, comme pour Parménide, le monde est inengendré et éternel,. C'est du moins ce qu'il avance, tout en ajoutant « il n'y a rien de certain, tant la vérité est obscure : il n' y a partout que des opinions et surtout sur ce qui est invisible »  red01_up.gif

Modèlisé
Dès notre plus jeune âge nous sommes modélisés, modelés par notre entourage et notre environnement. Nous prenons une apparence et une personnalité qui ne sont pas toujours en accord avec ce que nous sommes profondément.
Le travail à base de terre que nous proposons et au cours duquel nous nous remodelons peut permettre certaines rectifications et changements en profondeur.
Au-delà de cet aspect, il permet aussi d'identifier certains accidents de parcours, physiques (par ex. fractures  pendant l'enfance, qui n'avaient pas été diagnostiquées) ou traumatismes psychiques occultés (perte d'un proche, par ex.)... et de les apaiser.
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Masque social, persona
Le mot persona vient du latin (du verbe personare, per-sonare :
parler à travers) où il désignait le masque que portaient les acteurs de théâtre. Ce masque avait pour fonction à la fois de donner à l'acteur l'apparence du personnage qu'il interprétait, mais aussi de permettre à sa voix de porter suffisamment loin pour être audible des spectateurs.
Dans sa
psychologie analytique, Jung a repris ce mot pour désigner la part de la personnalité qui organise le rapport de l'individu à la société, la façon dont chacun doit plus ou moins se couler dans un personnage socialement prédéfini afin de tenir son rôle social. Le moi peut facilement s'identifier à la persona, conduisant l'individu à se prendre pour celui qu'il est aux yeux des autres et à ne plus savoir qui il est réellement. Dans ce cas la persona de Jung est proche du concept de faux self de Donald W. Winnicott. Il faut donc comprendre la persona comme un "masque social", une image, créée par le moi, qui peut finir par usurper l'identité réelle de l'individu
Ce masque peut ou non nous convenir. Dans ce cas, nous le transformerons ou le changerons.
C'est ce que nous proposons de faire à travers des  jeux de rôles, drames et comédies  joués en groupe que nous concoctons en commun lors d'ateliers particulièrement porteurs. 
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 des masques pour se dÃfÆ'Ã?â?TÃfâ? Ã¢â,¬â

A
3200m d'altitude, neige et vent fournis, les masques ne tiennent que le temps de la première rafale.

 Rêves
L'analyse des rêves offre un éclairage des plus intéressants, qui permet de jeter un pont entre conscient et inconscient. On en fait une lecture à voix haute en s'attribuant certains éléments. On s'attache à l'éthymologie des mots clés, à leurs aspects symboliques. On en fait aussi une transcription graphique qui permet une lecture plus large, la pensée rationnelle (généralement associée à l'hémisphère cérébral gauche) étant mise en veille au profit de la créativité '(plutôt associée à l'hémisphère droit). Enfin on le poursuit en le remettant en scène par une technqiue apparentée à celle du rêve éveillé.
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Veiller
Veiller, c'est être attentif à...
On apprend à veiller, comme on apprend à marcher. Une des techniques consiste à se mettre en état d'isolement en intérieur ou mieux, en milieu naturel et à se concentrer sur "ce qui se passe", "ce qui se joue" en faisant appel à l'ensemble de nos sens, et plus particulièrement à ceux qu'on estime être les moins affûtés. Cela de façon froide, sans se laisser embarquer par des émotions. Ce n'est que lorsqu'on aura quitté cet état de veille qu'on s'intéressera au vécu émotionnel
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Zénon d'Elée
Zénon fut membre de l'Ecole d'Elée. Disciple deParménide, il serait l'inventeur de la dialectique, méthode de réfutations et d'argumentations fondée sur un système de questions / réponses dont le but est d'atteindre le vrai. Zénon méprisait les puissants, les provoquait et les défiait. Il fut arrêté après avoir tenté sans succès de renverser un tyran (Néarque ou Diomédon).
Celui-ci lui ayant demandé de dénoncer ses complices, Zénon dénonça les propres amis du tyran pour bien montrer combien il était abandonné de tous.  Lui chuchotant à l'oreille pour dévoiler la soi-disante machination, il le mordit à pleine dents avant de se couper la langue (avec les dents, dit-on) et de la cracher au visage du tyran.
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                « La nature nous a donné deux oreilles et une bouche pour que nous entendions le double de ce que nous disons. »  - ZENON D'ELEE red01_up.gif

Parménide
Philosophe et poète grec (VIe-Ve aJC), Parménide est le fondateur de l'ontologie (théorie de l'être). Son poème "De la Nature" (sur la vérité et l'opinion) est plus qu'une réflexion ou méditation sur l'univers ou sur l'homme. Il montre un chemin initiatique dont le but est la contemplation de la Vérité. Parménide a reçu une révélation qui l'a conduit sur cette "voie" de la Vérité. La première étape en fut d'abandonner les "demeures de la nuit" c.à.d. l'obscurité de l'ignorance, de l'erreur ou de la tromperie (hors notion de péché). Plus tard, porté sur son char tiré par des cavales et guidé par des jeunes filles, il est accueilli par la déesse de la Justice. Elle lui transmet un enseignement hors des sentiers battus, dont le point central est la révélation : « Il est ». L'être est, et il est impossible qu'il ne soit pas. Cet Etre qui n'apparaît ni comme un dieu, ni comme Dieu.
Parménide s'oppose à ceux qui placent le néant à l'origine de tout : « Comment aurait surgi du Néant ce qui commencerait d'être ? On peut penser l'être comme principe ; on ne le peut du néant »
Il n'oppose pas les sens (qui ne sont qu'illusion) et la raison (seule voie d'accès à la vérité), mais l'Être et la doxa (opinions communes aux membres d'une société et relatives à un comportement social ; croyances et idées non objectives).
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« La première voie de recherche dit que l'Être est et qu'il n'est pas possible qu'il ne soit pas. C'est le chemin de la certitude, car elle accompagne la vérité. L'autre c'est que l'Être n'est pas et que le Non-Être est. Cette voie est un sentier étroit où l'on ne peut rien apprendre.» - PARMENIDE red01_up.gif

Elée
Elée, aujourd'hui Vélia, est une ancienne ville fondée par les grecs de Phocée qui fuyaient l'invasion des Perses en Asie mineure. Elle est située sur la côte tyrrhénienne, en Campanie, près du golfe de Salerne.. A cette ville sont associés les noms du célèbre philosophe Parménide et de son école philosophique fondée par Xénophane de Colophon : l'Ecole d'Elée ou Ecole éléatique qui virent aussi Zénon d'Elée et Mélisse. 
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Léthargie
Etat de torpeur, d'apathie et d'extrême affaiblissement. S'il ne s'agit pas d'une maladie à proprement parler, elle provientd'une "sous -alimen-tation", qu'il s'agisse de nourriture, de vitamines, d'oligo-éléments, de projets, d'amour, de lien social, ou entraîne cette sous-alimentation. Cependant, ce peut-être l'état psychique qui amène la personne à ne plus se "nourrir".Une trop grande distance avec Soi ou un Moi vrai tronqué contre un Moi faux est souvent à l'origine de cet état. dépressif.
Dans la bienveillance et en mettant en place un cadre où la personne se sent entourée, nous la confrontons à un véritable séïsme salvateur. 
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 Un verbe qui coule à flots...
Un exercice inspiré de pratiques issues du soufisme permettra d'atteindre un état autre de conscience. Celui-ci atteint,  une "déconnexion" libératrcie du mental habituel se produit. C'est un état de transe au cours duquel on perçoit alors des scènes "étranges" dans lequelles on peut se voir acteur ; on voit défiler des symboles ; on parle d'une façon qui peut sembler incohérente ou dans une langue qu'on ne connaît pas, mais qui, pourtant, correspond parfois à une langue existante ou à des bribes de cette langue.
Revenu à la réalité, une lecture des productions est faite, souvent source d'enseignements.
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Le                                   « Le merveilleux, c'est la contradiction qui apparaît dans le réel.» red01_up.gif

L'Akasha, en Inde, est  la mémoire de l'univers. Y est consignée l'histoire de toute entité depuis l'aube de la création, nous reliant les uns aux autres ainsi qu'à chaque parcelle de l'existant, toute création étant censée émaner de l'Un, de l'Unique. Cette mémoire est le réservoir des archétypes, mythes et symboles. Elle alimente les rêves, nourrit la créativité scientifique ou artistique. Ce grand livre, où tout est "noté" du passé, présente un éventail perpétuellement mis à jour des futurs possibles, qui dépendent de la façon dont nous utilisons le libre arbitre. Cette mémoire ou "Annales akachiques" est une transcription du passé, du présent et de l'avenir potentiel.
Méditation, ascèse, état d'hypnose, transe ou certains états de santé peuvent donner accès à cette mémoire.
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La théorie quantique décrit un monde étrange, où l'on découvre que la matière qui constitue notre univers, et qui semble pourtant bien localisée dans l'espace est en fait "étendue" quelque part. Les repères comme ici et là-bas, qui sont si cohérents à notre échelle perdent toute signification dès qu'on franchit les limites du monde atomique. Ici, la "matière" est ici et ailleurs, hors notre temps habituel,dans un autre temps -aujourd'hui-hier-demain ou les trois en même temps.
La fonction d'onde
L'équation établiee par Edwin Shrodinger en 1927, décrit les particules non comme des points matériels bien tangibles, mais comme une fonction d'onde, une sorte de « fantôme » de la particule, en quelque sorte. Là où il y a un effondrement de la fonction d'onde, se trouve délimitée une zone de probabilité non nulle où l'on a des chances de trouver la particule.
La physique quantique est d'abord et avant tout une théorie probabiliste ; le concept de fonction d'onde n'a aucune équivalence dans le monde réel, ce n'est qu'un formalisme mathématique pour décrire le monde quantique.
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Appréhender.
Ici, saisir quelque chose par l'entendement, la pensée.Exercer la fonction de l'imagination relativement à un objet.
Ce qui peut aussi se traduire par : se gratter la tête, se la prendre à deux mains pour réfléchir en soi, puis lever les yeux  en "direction" d'un "quelque part" pour aller chercher l'inspiration qui permettra, non pas de comprendre intellectuellement, mais avec le coeur, avec l'âme. Un peu comme en réponse à quelqu'un lorsqu'on lui dit : « J'entends bien là ce que tu veux exprimer». Ce qui ne signifie pas qu'on a réellement compris, mais une graine de compréhension a cependant été semée.Elle germera si on s'en occupe.
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Etre relié - (première phase d'un atelier).
Une boule d'argile qui symbolise ce "noyau" d'où nous sommes issus. Nous sommes nombreux à la maintenir en l'air, comme nous tiendrions en équilibre un astre..
Nous extrayons de cette terre ce qui nous permettra de modeler notre effigie... Puis le groupe s'éclatant en étoile, chacun se sépare de cette terre originelle. (à suivre)
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La synchronicité est l'occurrence simultanée d'au moins deux événements qui ne présentent pas de rapport de causalité, mais dont l'association prend un sens pour la personne qui les perçoit. Notion développée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung et propre à la psychologie analytique jungienne, elle ne peut s'entendre que par rapport aux autres notions de la théorie jungienne, à savoir ceux d'archétype et d'inconscient collectif.Terme aussi qu'on peut mettre en relation avec "serendipity" que l'on peut traduire par " heureuse coïncidence " (ce terme fait référence à un conte "Les pérégrinations des trois fils du roi de Serendip", d'Amir Khusrau). En physique moderne, les particules ne sont connues que par "leur probabilité de présence". Le physicien ne les connaît que comme s'il appréhendrait le choc de deux anneaux de fumée. En dehors de l'expérience, ces anneaux n'existent pas. La validité des énoncés n'est alors que statistique. On parle alors plus de synchronicité que de hasard. La subjectivité de l'observateur fait partie intégrante de l'observation. Les phénomènes apparaissent alors non pas comme une série convergente de hasards mais comme un moment "synchrone ". La question à leur sujet n'est plus comment la chaine causale a pu se développer jusqu'à une observation incluant l' observateur, mais comment la subjectivité de l' observateur a pu percevoir une synchronicité entre les éléments constituant l' observation. red01_up.gif

Saint-Jean Baptiste de La Salle (1651 - 1719)
Issu dd'une famille bourgeoise, il est destiné à une carrière juridique, mais choisit la prêtrise et est reçu docteur en théologie. Dès 1679, il fonde pour les pauvres une école gratuite et loge chez lui des instituteurs pauvres. En 1683 il résilie son canonicat et fonde le 25 mai 1684 la Congrégation des Frères des Écoles chrétiennes composée exclusivement de laïques.
Pour assurer la préparation morale et culturelle des enseignants il crée les "Écoles normales", qu'il appelle "Séminaires pour les maîtres de la campagne" - Il instaure et fait se développer la méthode simultanée par niveau dans l'enseignement primaire (auparavant le maître s'occupait de l'élève de manière individuelle). - Contrairement à l'usage traditionnel de son temps, il donne la priorité à l'apprentissage de la lecture de la langue maternelle sur la langue latine. - Il instaure la gratuité dans l'enseignement primaire dans les écoles qu'il a fondées, devançant les gouvernements les plus progressistes. - Il organise les écoles du soir et du dimanche pour les jeunes travailleurs.
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Parménie (c'est aussi l'autre nom de l'Hellébore fétide, plante utilisée contre la folie, dans l'antiquité)
Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes et patron de tous les éducateurs chrétiens, vient à Parménie en 1714. Il y rencontre Louise Hours qui le pousse à poursuivre son oeuvre d'education.
Au néolithique, des hommes s'y rassemblent autour d'un autel druidique. - Sous les Romains, un oppidum surveille les voies romaines. Avec les chrétiens, Parménie devient prieuré fortifié où se réfugient les évêques de Vienne et Grenoble et devient un centre de pèlerinage très fréquenté, surtout après les inondations catastrophiques de Grenoble en 1219.
La foire de Beaucroissant lui doit son origine - Au XIIIe siècle, Parménie abrite une chartreuse de moniales.(détruite en 1391) L'une d'elle, Béatrix d'Ornacieux, laissera un souvenir inoubliable. - À la fin du XVIIe, une bergère, Louise Hours, entreprend la restauration de l'antique chapelle et crée un centre de retraites. - À la fin du XIXe, le sanctuaire est à nouveau relevé par une femme, Rosalie Dupont. Un monastère bénédictin s'y installe. Les moines l'ayant abandonné, il sert de refuge aux maquisards pendant la guerre et est incendié par les Allemands en janvier 1944. - Léo Burkhard, Frère des Écoles Chrétiennes américain arrive en 1957 à Parménie qui n'est plus que ruines. Grâce à sa ténacité Parménie renaît en 1965. Depuis lors, des Frères et des Lasalliens du monde entier y oeuvrent.
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Au belvédère de l'abbaye de Parménie

L'ambiance chaleureuse et conviviale est, avec la contrainte, l'isolement, la solitude, le manque,  ce qui convient le mieux pour se mettre en état de créativité. Au-dela, elle crée liens et unité.
Que ce soit en groupe ou en accompagnement individuel, nous mettons en oeuvre ce qu'il faut pour créer de la chaleur humaine. Elle ouvre l'esprit, donne goût aux choses et permet , lorsque cela est adapté, de prendre du recul face aux difficultés.
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Esclave
A moins qu'être soi, pour certains, consiste à se laisser domestiquer et à se faire marcher sur les pieds, cette situation n'est pas ce qu'il y a de mieux pour l'épanouissement des êtres. Pourtant certaines personnes (dites "faibles" alors qu'elles sont plus sûrement quête d'estime ou  de reconnaissance) se laissent entraîner dans des situations difficiles allant parfois jusu'à se comporter en esclave.
 Nous amenons la personne à se mettre dans une situation induisant qu'elle puisse être mal traitée. En général, ce type de personne s'en sort très bien toute seule pour y parvenir puisque c'est son fonctionnement habittuel.
Vient ensuite, pour les animateurs, un travail verbal et physique qui va des ordres donnés à l'invective, en passant par l'injure, le dénigrement, l'avilissement. Phase exigeante qui demande imagination , abnégation et ténacité. Mais faut c'qui faut...
Phase aussi qui, pour l'animateur, se termine généralement par un oeil poché, une côte cassée, un tibia tuméfié, ou les trois à la fois. Pas systématiquement, ouf !.
Les domestiques, c'est plus c'que c'était. Voilà qu'ils se révoltent. Car ce travail finit toutjour par la révolte de la personne ainsi avilie (parfois accompagnée d'un mutinerie d'autres participants)
Toujours est-il que, revenues à leur vie quotidienne, les personnes concernées, non seulement envoient se faire voir ailleurs leurs "maîtres" (conjoint, employeur, soi-disant amis), mais ne se mettent plus dans ce rôle de domestique.Du moins pas trop.
Vive le théâtre.
Ce n'est là que la phase 1 d'un travail qui va plus loin.
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Masques
Derrière des masques neutres strictement identiques, nous percevons plus que nous les voyons les personnes qui les portent en silence. Perception et fin ressenti.
« Te cachant derrière ce masque, en fait tu te livres et enfin je te vois tel que tu es, et non pas tel que tu aimerais que je te voie ou tel que j'aimerais te voir.». Porter un tel masque revient , paradoxalement, à quitter le masque social. On devient autre, plus proche de soi, plus profond, moins agité mentalement.
Phase 1a. d'un travail sur ces masques - Feutres, peinture.
Sans l'avoir quitté et à l'aveuglette, chacun trace sur son propre masque ce qu'il estime être une "illustration" de ce qu'il est. Lecture par le groupe, puis photos.
Phase 1b.
Très vite, au petit bonheur la chance, sans réfléchir et en silence, les participants tracent sur le masque de chacun les dessins, symboles, graffitis qui s'imposent d'eux-mêmes Lecture par le groupe, puis photos.

Résultat : "y'a pas photo !". Peu de différence notoire entre la production individuelle et celle du groupe si la personne a un vrai Moi. Dans le cas contraire, les productions représentent des personnes très différentes, voire totalement opposées.
Ce travail a une suite, bien évidemment..
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Accumulation de biens
Sur le thème "Valeur des choses, biens matériels, accumulation, thésorisation, prodigalité, radinerie et pire... raterie.»
Un joli tas de sous. Chacun se sert en prenant ce qu'il estime pouvoir prendre ou lui être nécessaire.
Identification immédiate et sans faille des types de comportement. La bonne poire trouvera le bon couteau, le naïf l'escroc, le sauveur un autre escroc, chacun ayant le sentiment d'y trouver son compte, au final, son pactole en poche à rabat pour les rats ou à l'air libre pour les naïfs.

Cet exercice se poursuit selon deux thèmes :
1. Un marché aux esclaves  où le plus riche peut se faire plumer et se retrouver esclave
2. Une traversée dans les mers du sud (cliché très bateau) à bord d'une embarcation ménopausée qui atteindra peut-être l'Ile aux Trésors, si Poséidon est bien luné. Ce qui, vu le calendrier, n'est pas garanti.Où on verra quelles marchandises préalablement achetées seront embarquées, et pour quoi faire..
En quelque sorte, un remake du Radeau de la Méduse. Géricault n'étant pas libre, une photo pourrait faire l'affaire. 
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Trahison
Bien souvent la réussite de soi oblige à rompre avec certains des modèles qui nous ont été  inculqués. L'entourage peut alors vivre cela comme étant une trahison. (on voit cela lorsque l'adepte d'une secte décide de voler à nouveau de ses propres ailes).
Pour explorer les sentiments de rejet, de trahison, de culpabilité ou de toute puissance, nous mettons en place un tribunal qui devra juger un présumé coupable. Le sentiment de culpabilité étant largement partagé, car tout le monde n'a pas besoin de se savoir fautif pour se sentir coupable , on n'aura pas à 'en désigner un . Généralement il se désignera lui-même, et si personne ne se désigne,  nul doute que la simple phrase « Il y en a un parmi vous qui sait très bien pourquoi on dresse un tribunal » sèmera suffisamment le doute pour que le coupable se désigne ou soit désigné.
Certains mécanismes seront vite démontés ce qui, au delà de la prise de conscience, amènera une compréhension avec intégration et changements immédiats. Du moins chez certains.
N'oublions cependant pas que des sentiments de culpabilité peuvent tout à fait être justifiés.
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La mauvaise réputation
« Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Que je me démène ou que je reste coi
Je passe pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.
Etc. »
GEORGES BRASSENS
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Connexion neuronale
On a parfois l'impression que certaines connexions neuronales se font toutes seules, sans qu'on ait eu à lever le petit doigt. Peut-être connexion aléatoire, 'comme dans certains rêves une fois que le cerveau a trouvé un embarcadère, ou peut-être guidées par... on se sait quoi. Mon regard est-il tombé par hasard sur les petites phrases de P. Valéry (voir un peu plus loin), ou celles-ci ont-elles "appelé" mon regard ?. Toujours est-il que j'ai vu ces phrases et qu'elles sont venues en rajouter à "mon histoire" éléate : on les retrouve quasiment mot pour mot dans les écrits éléatiques (Valéry était-il un vieux copain de Zénon , Xénophane et Parménide) et mot pour mot dans un des tout premiers "messages" qui m'avaient été "soufflés" et avaient provoqué dans mon crâne des connexions que j'avais pu comme voir et sentir.
L'inattendu qui débarque provoque toujours des connexions nouvelles.ou peu habiutelles.
Parmi les nombreux exercices qui en provoquent, il en est un qui s'apparente à la bibliomancie, le propos n'étant pas ici de prédire quoi que ce soit, mais d'ouvrir et d'élargir le champ de conscience, ce que font les neurones lorsqu'ils établissent une connexion en dehors des sentiers battus.On désigne du doigt une phrase "au hasard", en se disant qu'elle aura sens. Le reste se fait tout seul, à condition de "se laisser porter" par ce qui vient.
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Paul Valéry (1871-1945), poète français, auteur de la Jeune Parque et de Charmes, chantre de la "poésie pure". Il est né à Sète, où soleil et mer illuminèrent de nombreuses pages de sa poésie. En 1892, jugeant sa carrière littéraire dangereuse pour la rigueur de la pensée, il décida de la suspendre. Cependant ses réflexions donnèrent lieu à plusieurs publications, dont Introduction à la méthode de Léonard de Vinci (1895), à des articles, préfaces, essais, conférences. red01_up.gif


                                                     
« Ce qui a été cru par tous, et toujours, et partout, a toutes les chances d'être faux.»

« Tout ce que l'on dit de nous est faux ; mais pas plus faux
que ce que nous en pensons. Mais d'un autre faux.»
Paul VALERY

Discussions fermées
On peut ouvrir une discussion fermée, quitte à en forcer les serrures une fois qu'on les a identifiées, mais à condition que l'interlocuteur, lui, ne soit pas fermé comme une huître.
Pour ce faire, il n'est point besoin de beaucoup de matériel : une bonne bolée de provocation ; un verre d'assertions ridicules ; une grande louche d'idées reçues qui reprennent, en pire, celles qui ont été étalées par l'interlocuteur ; une platée d'absurdités et d'arguments fallacieux avec explications pseudo-scientifiques sans queue ni tête ; plus une bonne dose d'humour joyeux. On peut aussi se la jouer faux-derche en disant à l'interlocuteur  qu'il a raison sur toute la ligne, que ce qu'il dit est d'un intérêt incommensurable... Tous petits riens qui peuvent ouvrir la discussion car ils cassent ces raisonnements qu'on attribue volontiers aux mules qui valent mieux que ça.
On peut aussi entraîner l'interlocuteur dans une joute oratoire du type
pilpoul, discutaillerie sans fin ou on répond à une question par une autre question et où on est capable, par le raisonnement (souvent absurde) de "prouver" que les vessies sont bien des lanternes, mais comme les lanternes sont des vessies, allez savoir comment on va s'y prendre pour éclairer sa lanterne... Tennis verbal qui provoque de nombreuses connexions neuronales souvent bourrées de riches surprises. red01_up.gif

 

                                                    Créer sur scène
«
L'art du théâtre ne prend toute sa signification que lorsqu'il parvient à assembler et à unir.»
JEAN VILAR
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Sain et humble
(Je me demandais quel texte pourrait illustrer mes propos quand cette chanson m'est venue).
(Au fait, G. Brassens n'aurait-il pas un lien avec P. Valéry ? Et Jean Vilar ?
Bah, tout cela n'est que pure coïncidence !)
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Les sabots d'Hélène
Etaient tout crottés
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

Moi j'ai pris la peine
De les déchausser
Les sabots d'Hélèn'
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine
Bien récompensée
Dans les sabots de la pauvre Hélène
Dans ses sabots crottés
Moi j'ai trouvé les pieds d'une reine
Et je les ai gardés
GEORGES BRASSENS, les sabots d'Hélène
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au vestiaire les nippes du faux moi
Un atelier où il s'agit de montrer aux autres et surtout à soi-même qui se cache derrière le conformisme du personnage qu'on est au quotidien.
Un stock de vêtements, accessoires, masques, maquillage est mis à disposition des participants qui disposent d'un temps limité pour "se changer". Ils porteront ces vêtements et accesssoires tout au long du week-end.
En même temps qu'ils laissent leurs vêtements personnels au vestiaire, ils y laissent aussi leur identité ainsi que la langue dans laquelle ils s'expriment habituellement. Les échanges se feront dans une langue à inventer en utilisant mimiques et gestuelle, dessin, etc.
La surprise passée, le champ des découvertes est ouvert : des trésors y foisonnent, qu'il n'y aura plus qu'à transbahuter dans  le quotidien. Encore faudra-t-il oser, ce qui sera fait lors d'un autre atelier.
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« Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
La mort faucha les autres
Braves gens, braves gens
Et me fit grâce à moi
C'est immoral et c'est comm' ça
La la la la la la la la
La la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu. »
G. BRASSENS
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Mauvaise herbe
Une mauvaise herbe est une herbe dont on n'a pas encore trouvé les vertus. Serait-ce dû à son humilité, sa timidité, sa discrétion ?
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