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 intro

INTRODUCTION

Plonger en soi, découvrir les abysses de l'inconscient à la recherche d'un morceau de Moi, émerger. Surfer sur les vagues du réel  pour, quitte à prendre des risques et boire la tasse, y changer ce qui ne convient pas. Marcher, sans autre but que celui de marcher, ce qui déjà est vivre.
Grimper sur une montagne et présumer être arrivé au sommet pour se rendre compte qu'il n'en est rien. Celui-ci enfin atteint, accepter l'idée qu'il va bien falloir en redescendre. Mais avant, goûter la saveur enivrante de la conquête. Puis prendre acte de la vanité de la victoire quand on se rend compte qu'on est seul à avoir gravi le sommet.
Vivre inanité et désillusion pour pouvoir comprendre, plus tard, que la vie est une quête du "Soi" qui passe par des retrouvailles avec le "Moi", et qui n'a que peu de sens sans le partage avec les autres.
Desespérer, se perdre, errer avant de retrouver la lumière du jour.
Se remplir de ce qui aura été vécu, l'offrir en partage.
Puis recommencer ailleurs et autrement pour éviter certitudes, endormissement et conformisme. Se bouger.

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ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL

Ce sont des entretiens dont le but est d'apprendre à être vraiment soi. La parole y est privilégiée, la vôtre et la nôtre. Celle honnête, d'ami à ami, sans faux-fuyants, sans mensonge, sans cet interdit pour le moins surprenant de créer une relation teinte d'amitié. Les autres facettes du langage ne sont pas oubliées : dessin, modelage, gestuelle, mimiques, musique... ont largement leur mot à dire.
Ce qui nous permet d'accompagner quiconque, ou du moins d'essayer : ne parler pas plus le langage des animaux domestiques que celui des animaux sauvages ou que le bélouchtanais oriental n'empêche en rien de communiquer avec les uns et les autres.
De nombreux thèmes sont abordés, leurs contenus étant le plus souvent fonction de "ce qui se passe alors". Ce qui y est dit, songé, perçu, entrevu est ramené à la réalité. Le "travail" ne s'arrête pas avec la fin de la séance : il est demandé de le poursuivre chez soi par quelques menus "travaux", comme il est demandé de poser des actes, dès lors que, d'un commun accord, il semblerait bon de le faire.

DES PRECISIONS
• Sans durée déterminée, les séances ne durent jamais moins d'1 heure. Sauf nécessité qu'elles soient rapprochées, il est bon qu'elles soient espacées d'une quinzaine de jours. .
 • Un lien, oui ; un fil à la patte, non. Dans ce sens, aucun engagement n'est imposé.
• Sous certaines conditions, ces entretiens individuels peuvent avoir lieu au domicile du client, éventuellement par Internet ou téléphone.
• Une annulation de séance n'est acceptable qu'à condition d'être justifiée.
• Un manquement significatif de courtoisie et de respect, de la part du client, conduirait à la fin de la relation d'accompagnement.
• Lieux et tarif des consultations : environs de Grenoble et Albertville, sur rendez-vous, les lundis, de 09h00 à 19h00 (éventuellement d'autres jours de 18h00 à 19h30) au 06 83 79 42 37. Tarif : 60€ l'heure.

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GROUPES MAÏEUTIQUE ET CREATIVTE
Il s'agit de groupes ouverts, à géométrie variable, sans la moindre notion de "membre" , d'adhérent ou d'engagement. L'âge, l'origine, le milieu social nous importent peu, mais plus le groupe est hétérogène, plus il est riche et porteur, c'est toujours avec enthousiasme que nous accueillons la différence.
Le groupe est un miroir, et qu'il soit parfois déformant n'enlève rien à ce qu'il peut apporter, au contraire. L'existence aurait bien peu de sens si on était seul sur terre, sans personne avec qui "être", sans âme qui vive pour échanger, s'apporter mutuellement, partager. Et sans un entourage pour nous faire accoucher de nous-mêmes.



journées découverte, sur demande. Exploration de nombreux outils lors d'ateliers scindés en deux parties : expérimentation, puis théorie et discussion critique.
Où on découvrira ce qui est porteur et éclairant, ainsi que ce qui est douteux et dont la validité repose sur des croyances (ce qui, par ailleurs, n'empêche pas obligatoirement l'intérêt et l'efficacité) : le symbolisme et ses dérivés (espace, nombres, couleurs, formes, tarots, etc.) - phénomènes de synchronicité - astrologie - psychocybernétique - provocative therapy - soins holistiques - soins chamaniques - aromathérapie - huiles saintes - art-thérapie (dessin, modelage, musique) - techniques de régressions - rêve éveillé - expansion de conscience - respirations - etc.
Lieu : Albertville. Participation : 50€, avec un minimum de 6 participants.

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week-ends
Ces week-ends, parfois à rallonge (de 2 à 4 jours), sont un lieu privilégié de rencontres pour s'ouvrir à soi et aux autres, partager, développer sa créativité grâce à de nombreux ateliers ludiques (qui demandent cependant une forte implication), et pour "bouger" les choses dans l'intérêt de chacun, mais pourquoi pas, surtout le sien.
L'énoncé des exercices proposés est volontairement succinct. Conseiller un film à suspense à un ami en lui racontant la fin n'est pas lui faire une fleur, et décrire de A à Z certains des exercices reviendrait à les déflorer. Aussi devrez-vous parfois vous satisfaire d'un titre ou de quelques explications surprenantes qui pourraient vous laisser pantois et dubitatifs. La première et forte implication consistera à accepter de "jouer le jeu".
Surprises et changements à la clé.
Un suivi est assuré, selon demande.
Lieu : région de Grenoble, Albertville (Savoie) ou Allevard (Isère). Ailleurs, sur demande.

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un clic sur l'image pour avoir un aperçu de ces week-ends

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 Au fil d'ateliers, en individuel ou en groupe

DECHARGES EMOTIONNELLES
Les états émotionnels peuvent aider à la création, du moins en ce qui concerne écriture, musique, peinture... peinture. Mais ils sont aussi un écran de fumée qui nous empêche de voir la réalité telle qu'elle est, nos idées étant embrumées par les vapeurs souvent toxiques des émotions.
Si la charge émotionnelle est lourde , on n'y voit goutte, on tourne en rond, et. vouloir résoudre un problème devient quasiment impossible, tout autant que simplement lire, étudier, en quelque sorte se concentrer.
Certains touchers légers, tels un léger massage sous-claviculaire, peuvent suffire pour qu'une décharge émotionnelle ait lieu.
La simple évocation d'une scène du passé peut aussi faire l'affaire, pour peu qu'un timbre de voix et un rythme particuliers soient mis en oeuvre.

Henri SAVAIT devoir retrouver une scène de sa petite enfance, mais rien ne lui revenait de ce qu'il avait vécu avant 5 ans. Ouvrant ma "malle à souvenirs" (elle contient la quasi totalité des objets symboliques de notre vie : biberon, peluches, carnet de notes  scolaires, abécédaire, missel, crucifix, photo de famille,radiographies, bouquet de mariée, etc...) j'ai sorti un  barreau de berceau en bois peint en demandant à Henri de le tenir entre les dents et de fermer les yeux.
Tout lui était revenu.

  

MANIPULATION, INTOX et AUTO-MANIPULATION
Nous sommes manipulés et nous manipulons. Souvent sans que nous en soyons conscience. Le but de l'exercice ci-dessous cité en exemple de ce type de travail, est d'apprendre, par le vécu, à éviter de tomber dans le piège de la manipulation.
A l'occasion d'un travail sur la relation au père.
Une chanson, "Mon pieu", parodie de la chanson "Mon vieux"de Daniel Guichard. Dans cette diernière il s'agit d'un hommage à un père , où les bons sentiments légèrement dégoulinants et la forme quelque peu mélodramatique portent aisément aux larmes. « Avec son vieil imper usé... etc. ...mon vieux » .devient, dans la parodie  : « Avec son vieux matelas usé... etc. ...mon pieu  »
Nous entendons ce que nous sommes prêts à entendre, comme nous ne voyons que ce que nous voulons voir. Sitôt les premières mesures de la chanson, les émotions prenant le contrôle verrouillent l'entendement (voir : décharges émotionnelles). Les larmes fusent et lorsqu'au final le forfait est avoué, certaines personnes restent persuadées qu'elles ont bien entendu la version originale.
 L'arracheur de dent : un manipulateur, dans tous les sens du terme...

 

DESSIN
Papier (plusieurs formats), crayons de couleur, feutres...
On demande à l'accompagné de se représenter rapidement, (2 ou 3 minutes tout au plus) sans autre indication, en posant pour principe de base que ce dessin le représentera effectivement. Il parlera de lui dans toutes ses dimensions.
Le temps imparti sera d'autant plus court que la personne sait dessiner.
Un court délai évitant une réelle mentalisation excessive, l'inconscient prend généralement les rênes.
La lecture de la production concerne l'occupation du dessin dans la feuille (grande ou petite ?), l'aspect général, l'esthétique, l'équilibre, les couleurs employées, le dynamisme du graphisme, l'épaisseur des traits, leur discontinuité ou ruptures, la symétrie...
On relève les accidents et bizareries : visage seul, (quelqu'un de peu incarné, de peu physique ?) pieds flous, amorphes, sans ancrage alors que le reste est solide (quelqu'un dont la marche est entravée ?), visage dont seuls les traits des lèvres sont absents (mutisme, timidité ?), etc.
Ce travail permet d'identifier conflits internes et externes, état énergétique,  et souvent problèmes physiques (quelques exemples de fractures pendant l'enfance, qui n'avaient pas toujours été mises en évidence)
Lecture faite, suit une phase de "correction" où la personne est conviée à réparer, rectifier ou améliorer telle ou telle autre partie de son dessin (donc d'elle ?). Phase des plus intéressantes  où se révèlent des blocages parfois violents (alors qu'il est apparemment si facile de reprendre un trait, de remettre de la couleur, de donner un coup de gomme, d'élargir par le trait une articulation...)
Travail qui comporte une suite.

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Münch : le cri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DESSIN
Papier (plusieurs formats), crayons de couleur, feutres...
On demande à l'accompagné de se représenter rapidement, (2 ou 3 minutes tout au plus) sans autre indication, en posant pour principe de base que ce dessin le représentera effectivement. Il parlera de lui dans toutes ses dimensions.
Le temps imparti sera d'autant plus court que la personne sait dessiner.
Un court délai évitant une réelle mentalisation excessive, l'inconscient prend généralement les rênes.
La lecture de la production concerne l'occupation du dessin dans la feuille (grande ou petite ?), l'aspect général, l'esthétique, l'équilibre, les couleurs employées, le dynamisme du graphisme, l'épaisseur des traits, leur discontinuité ou ruptures, la symétrie...
On relève les accidents et bizareries : visage seul, (quelqu'un de peu incarné, de peu physique ?) pieds flous, amorphes, sans ancrage alors que le reste est solide (quelqu'un dont la marche est entravée ?), visage dont seuls les traits des lèvres sont absents (mutisme, timidité ?), etc.
Ce travail permet d'identifier conflits internes et externes, état énergétique,  et souvent problèmes physiques (quelques exemples de fractures pendant l'enfance, qui n'avaient pas toujours été mises en évidence)
Lecture faite, suit une phase de "correction" où la personne est conviée à réparer, rectifier ou améliorer telle ou telle autre partie de son dessin (donc d'elle ?). Phase des plus intéressantes  où se révèlent des blocages parfois violents (alors qu'il est apparemment si facile de reprendre un trait, de remettre de la couleur, de donner un coup de gomme, d'élargir par le trait une articulation...)
Travail qui comporte une suite.

PAROLE DELIEE et CREATIVITE
Le but de ce travail est de faire tenir des propos inhabituels à un interlocuteur. Qui dit interlocuteur, dit conversation.

Un magnétophone ou mieux, une personne qui tiendra ce rôle et pourra s'immiscer dans la conversation. Deux supports quelconques pour jouer des percussions à un niveau sonore peu élevé. La chaise sur laquelle on est assis peut très bien faire l'affaire.
On s'impose un rythme à 4 temps et un tempo qu'il s'agira de tenir tout au long de la conversation.
Chacun son tour on dit un premier poème court (qu'on peut éventuellement lire), puis un second. La conversation s'engage alors en prenant ces poèmes, non pour des thèmes à suivre, mais comme des phares qui guident. et rassurent.
Le rythme des percussions entraîne rapidement un état autre de conscience, le mental se relâche et des "zones peu locaces du langage" se mettent en branle.
On ne cherche pas à se rappeler ce qu'on dit ; ni à penser (à) ce qu'on dit, ni à dire ce qu'on pense, mais simplement à dire ce qui vient et qui s'impose.
On écoute ce qui a été dit, on en "prend connaissance", on relève ce qui nous "appelle" et nous éclaire., parfois même violemment.

 

SOPHISME et PARALOGISME (voir aussi PARADOXE, MANIPULATION)

Argument qui, partant de prémisses vraies, ou jugées telles, aboutit à une conclusion absurde et difficile à réfuter.
Raisonnement vicié à la base reposant sur un jeu de mots, un argument séduisant mais faux, destiné à induire l'interlocuteur en erreur.
Il peut y avoiri volonté de tromper, masi on peut vouloir tromper pour apprendre à ne plus être trompé.
Nous pratiquons cela dans les entretiens individuels. au cours desquels nous relevons aussi chez l'accompagné les raccourcis, jugements hâtifs, idées préconçues et mal conçues, sophismes.

Le PARALOGISME est de la même veine, quant au raisonnement, mais avec lui le but n'est bien évidemment pas de tromper, mais de "jouer" avec le raisonnement et de s'en jouer. (voir plus avant : Ta raison est bien bonne, mais mon C.. l'empoisonne)
Exemple bien connu : 1. Tout ce qui est rare est cher. 2. Or un cheval bon marché est rare. 3. Donc un cheval bon marché est cher.
En entretien, La pratique volontaire du paralogisme permet d'une part d'activer des neuronses parfois endormis, d'autre part de débusquer, ici encore, des raccourcis et absurdités.
Un vrai plaisir, d'autant plus qui'on joint l'utile à l'agréable.

 

PAROLE DELIEE et CREATIVITE
Le but de ce travail est de faire tenir des propos inhabituels à un interlocuteur. Qui dit interlocuteur, dit conversation.

Un magnétophone ou mieux, une personne qui tiendra ce rôle et pourra s'immiscer dans la conversation. Deux supports quelconques pour jouer des percussions à un niveau sonore peu élevé. La chaise sur laquelle on est assis peut très bien faire l'affaire.
On s'impose un rythme à 4 temps et un tempo qu'il s'agira de tenir tout au long de la conversation.
Chacun son tour on dit un premier poème court (qu'on peut éventuellement lire), puis un second. La conversation s'engage alors en prenant ces poèmes, non pour des thèmes à suivre, mais comme des phares qui guident. et rassurent.
Le rythme des percussions entraîne rapidement un état autre de conscience, le mental se relâche et des "zones peu locaces du langage" se mettent en branle.
On ne cherche pas à se rappeler ce qu'on dit ; ni à penser (à) ce qu'on dit, ni à dire ce qu'on pense, mais simplement à dire ce qui vient et qui s'impose.
On écoute ce qui a été dit, on en "prend connaissance", on relève ce qui nous "appelle" et nous éclaire, parfois même violemment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOPHISME - amphibologie
L'amphibologie renvoie à une ambiguïté dans la construction grammaticale des prémisses. Une affirmation est amphibologique lorsque son sens est rendu flou par la combinaison maladroite de mots et par des expressions astucieuses :

"Trois policiers ont surveillé le carrefour dangereux qui ne l'était pas jusqu'ici faute d'effectifs".
 

Crésus, le roi de Lydie, méditait une guerre contre le royaume de Perse. Prudent, il alla consulter l'oracle de Delphes, qui annonça à Crésus qu'"il détruirait un puissant royaume". Ravi, le roi déclara la guerre - puis fut défait par Cyrus. Il survécut et plus tard, alla se plaindre à l'Oracle. Les prêtres lui répondirent que l'Oracle avait eu raison : Crésus avait détruit un royaume : son propre royaume !

Les affirmations amphibologiques rendent les prémisses dangereuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

PARADOXE
Proposition qui contient ou semble contenir une contradiction ou un raisonnement qui, bien que sans faille apparente, aboutit à une absurdité. Certains sont proches du sophisme, alors que d'autres sont plus profonds (paradoxes de Zénon).

Dans la vie courante, il n'est pas rare que nous pensions, disions et fassions des choses bien paradoxales. Nous avons cependant tout autre chose à faire (?) que de les relever. La flemmardise intellectuelle, ça existe.

Les entretiens individuels sont le cadre idéal pour débusquer ces merveilleuses petites choses qui nous font prendre les vessies pour des lanternes et, du coup, nous font nous casser la figure dans le noir.

 

 

 

 

 

 

 

DEUX PARADOXES ATTRIBUES A ZENON D'ELEE
Paradoxe d'Achille et de la tortue
Si Achille situé en O poursuit une tortue qui se trouve en A. Le temps qu'il arrive en A, la tortue sera en B. Achille devra donc ensuite aller en B. Mais alors la tortue sera en C, et ainsi de suite. Achille pourra se rapprocher sans cesse de la tortue, mais il ne pourra jamais la rattraper.

Paradoxe de la flèche
Une flèche qui vole est en fait immobile. En effet, à chaque instant, elle est dans un espace égal à elle même. Elle est donc à chaque instant au repos. Si on décompose le mouvement en une suite d'instants, elle ne peut donc pas se mouvoir, puisqu'elle est constamment au repos

PERCEPTION
Le groupe se rapproche d'un des participants et établit un contact physique léger et délicat. Chacun peut ou non fermer les yeux. On laisse venir ce qui vient, images ou mots, sans exercer le moindre jugement et la moindre censure sur ce qui vient.
On délivre alors, par la parole, ce qu'on perçoit, parole reprise par l'animateur pour, en quelque sorte, "relancer" la "mécanique" qui s'est mise en place.
Moins les participants sont préparés à cet exercice, plus riche est la production. Des images et paroles précises appartenant au passé sont perçues ; des personnes, sans bien évidemment le savoir, tiennent des propos semblables à ceux qui avaient été tenus par le passé. Les "souvenirs" révélés par les uns et les autres sont presque toujours liés à la période de l'enfance (4-10 ans). Il n'est pas rare qu'un de ces souvenirs qui avait été occulté soit "retrouvé" par un participant.

 Des exemples d'ateliers, en groupe.

 

 

 

 

 

 

 

 

CREER, DEFAIRE DES LIENS
Pelotes de ficelle souple en main, paupières et bouche close, les participants, tout en se déplaçant comme ils le sentent, créent des liens. On se relie à quelqu'un d'autre à l'aide de bouts de ficelle de la longueur qu'on veut. On recommence avec d'autres personnes tout en déambulant. En se croisant, les ficelles font plus ou moins de même.

Lorsqu'il est temps, on découvre le résultat toujours très révélateur :
Qui n'a créé aucun lien ou en a trop créé
Qui se retrouve isolé sans aucun lien qui le rattache à qui que ce soit.
Qui se retrouve prisonnier de liens inextricables.
Qui n'a réussi à créer de liens que par un intermédiaire.
Qui encore se retrouve avec des liens serrés outre mesure, qui le blessent ou l'entravent dans ses mouvements.
Etc.
Au final, on se pose la question de savoir quelles personnes du quotidien les unes et les autres peuvent bien symboliser.
Une prise de conscience immédiate se fait, avec la compréhension de ce qu'il y a à faire pour changer les relations insatisfaisantes.

WEEK-ENDS CREATIVITE & MAIEUTIQUE
cliquer ici  pour voir des exemples

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TRIBUNAL
Un tribunal est érigé pour juger un présumé coupable. Pas de difficulté pour qu'une personne prenne le rôle de l'accusé, la plupart d'entre nous ayant des choses à se repprocher, ou se coltinant un sentiment de culpabilité pour des fautes réellement commises, pour d'autres imaginaires, ou pour répondre à une modélisation (voir tout ce qui a été mis en place pour culpabiliser depuis l'invention Adam et Eve).
La distribution des rôles ne pose aucun problème, et les postes d'avocat général, de procureur, d'avocat de la défense, de juge, de greffier... sont vite occupés. Si la cause est difficile qu'aucun avocat de la défense ne se désigne, l'accusé en choisit un qui, assez souvent s'avèrera être un bien mauvais défenseur, voire pire.
Ce jeu, parfois terrible, met en évidence de nombreuses faces cachées des individus, celles les plus lumineuses comme celles les plus noires. Au-delà, il est un merveilleux outil d'exploration de ces personnages  qui sommeillent en nous : censeur ou libertaire, lâche ou héros, victime ou bourreau, coupable ou innocent, etc.
Ces personnages sortis de l'ombre, chacun pourra apprendre à s'en ressaisir pour en faire quelque chose de profitable : la fonction de gendarme n'est pas à remettre en cause, mais le gendarme, lui, peut être remis en cause.

PILPOUL
Le pilpoul  (pil=éléphant ; poul=fève) c'est l'art de transformer par le raisonnement un éléphant en fève et une fève en éléphant. Pilpouler, chez les juifs, c’est discuter sans fin, ou plutôt discutailler autour du Talmud. Véritable joute oratoire, on répond à une question par une autre question en relation avec la première, en surfant d'un sophisme à l'autre pour réussir à démontrer l'indémontrable puis démontrer que ce qu'on a démontré ne tient pas la route. Une fois qu'on a bien transformé l'éléphant en fève, on procède à sa transformation inverse  
L'objectif (avoué ou non) est d'avoir le dernier mot dans une discussion, mais l'intérêt majeur est de faire fonctionner les neurones.
La pratique de cet "art", excellent outil de créativité, demande toutefois un bon entraînement.

En regardant de plus près les productions (à condition d'avoir enregistré la conversation), il n'est pas rare de trouver des solutions à des problèmes qu'on ne s'était pas posés.
 
Nous verrons plus loin (week-ends de créativité) l'aide que le pilpoul peut apporter pour la recherche de nouveaux produits, leur création, fabrication.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MAQUETTE DE MAISON
Carton, papier, scotch, agrafeuse, trombones, colle, aiguilles à coudre, fil, punaises, ciseaux, cutters, magazines, feutres ou crayons de couleur, etc. Matériel et matériaux doivent être en quantité suffisante, mais surtout sans excès (mieux vaut en manquer que d'en trop avoir).
Les directives sont on ne peut plus simples : construire la maquette de SA maison en un... certain temps, l'essentiel étant que le travail soit fini pour l'apéritif.
Ce jeu anodin est un miroir intéressant sur plusieurs points : structure de la personnalité - priorités de vie - ingéniosité - perception de l'espace, etc.
On verra, dans le désordre : une décoration réalisée avant que les murs et cloisons ne soient dressés ; une maison sans porte d'entrée ; un toît construit avant que le murs porteurs ne le soient ; une utilisation des matériaux inadéquate ; un escalier qui ne mène à rien ; une fragilité excessive ou une solidité à toute épreuve type blockhaus qui fera de la construction un excellent site archéologique dans 10000 ans ; une esthétique intéressante pour une maison réellement inhabitable ; etc.
Les commentaires sont faits par l'ensemble du groupe.
Le travail se poursuit (après l'apéritif et le repas) par une reprise du chantier : améliorations, rectifications, reconstruction totale. Durant cette phase, chacun étant amené à prendre conscience de ce qu'il met en oeuvre (c'est le grand calme contrairement à la première phase), on se rend compte à quel point changer quelque chose dans uine maquette anodine de maison peut torturer les méninges. Et faire changer en profondeur.

DRAME DESOPILANT ET COMEDIE AFFLIGEANTE
Deux sous-groupes. L'un écrit une histoire effroyable, épouvantable, terrible, insupportable d'une demi page environ. L'autre écrit une histoire légère, drôle, amusante, voire désopilante, d'une longueur identique
La première histoire, celle insupportable, est lue sur un mode gai, badin et léger.
La deuxième histoire, celle désopilante est lue sur un ton grave, dramatique.

Effets garantis, avant de se poser des questions du genre : la forme peut-elle l'emporter sur le fond ? Un contenu peut-il avoir moins d'importance qu'un contenant ? N'y a-t-il pas là un petit quelque chose de "subliminal" qui peut nous faire prendre des vessies pour des lanternes ?
Cela peut nous ramener aux masques gracieux derrière lesquels se cachent des monstres, comme à ceux disgracieux qui cachent des merveilles.
Mais il arrive aussi que ce soit l'effet inverse qui se produise. Raconter une histoire à peine affligeante sur un ton léger peut tout aussi bien la rendre dramatique.
La suite de ce travail consiste, à partir d'expériences vécues (surtout) douloureuses de les raconter sur le même principe. Cela permet de prendre la juste mesure de l'évènement, d'en relativiser sa portée et de prendre du recul. Il en va de même pour ccertains vécus que nous avons paréd'une telle incommensurable auréole de bonheur et de merveilleux que nous en sommes devenus aveugles.

IMPORTANCE DU RITUEL DANS  LA  SANTÉ
Je déprime quelque peu. Réunion d'amis chers. Fête, repas, rires partagés. Ce rituel commun engendre une dynamique de guérison. Ce n'est ni l'alcool, ni la bonne chère qui ont ranimé la flamme, c'est le rituel, car il a permis la mise en action, à l'intérieur, de la VIE, pour répandre la vie.
Le rituel matérialise la décision de changement, d'épanouissement (SOS Amitié, ce n'est pas le téléphone qui fait du bien...)
Dans le QUOTIDIEN, on est dans un système de communication linéaire qui peut donner des apparences de réseaux parallèles, mais sans qu'il y ait obligatoirement de rencontre.
Dans le RITUEL, on est dans un système de communicatioon verticale. Chaque corps communique avec tous les autres corps, en dehors de toute notion d'espace, voire de temps. Dans le rituel, on accroche des symboles, on les unit, on les lie.
Si je tombe malade, je peux rester avec ça et le vivre de façon linéaire, en en parlant éventuellement à quelqu'un, sans rien faire de plus. Mais je peux décider de me soigner. Je vais voir le médecin, et ceci est l'acte symbolique qui conduit au RITUEL. Cet acte déclenche tout un processus "communiquant", à la suite duquel de nombreux individus jouent leur rôle, de façon à ce que je recouvre la santé.
Ce rituel malade-médecin, va toucher : la famille - l'entreprise (ex arrêt de travail) - le pharmacien (et en amont les labos pharmaceutiques, et en amont, la recherche, les biologistes par ex)  - les organismes de protection sociale - l'Etat (et ses décisions politiques, économiques et sociales) - L'Europe (alignement des régimes...)
Finalement, le monde entier participe à mon histoire. Cela active ou utilise toutes les forces réparatrices. Des réseaux viennent œuvrer vers moi, sans qu'ils soient obligatoirement conscients de mon identité, de mon histoire.
Tant que je fais appel au rituel, je nourris (impulsion de vie, pharmacie, labos, etc). Si je n'y fais pas appel, le réseau existe encore dans sa forme, mais ne vit que par sa substance. Au fur et à mesure que je cesse avec d'autres d'utiliser le rituel, le symbole perd de son sens, puis se vide
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L'HOMME-BOUE. Rituel
L'homme est issu de la matière primordiale et féconde qu'est la boue.
On se recouvre de boue ou d'argile pour retrouver l'état d'origine. Les parties qui mettent le plus longtemps à sécher indiquent un manque de feu (lumière primordiale). Celles qui sèchent trop vite indiquent un manque d'eau (eau primordiale). Au fur et à mesure du séchage, on chauffe les parties qui restent trop humides, on humidifie celles qui sèchent trop vite.
En fin de séchage, on se débarrasse de l'argile devenue inutile en prenant conscience qu'en faisant cela, on se débarrasse d'une gangue qui nous emprisonnait, nous rattachant au passé, à l'enfance, à nos géniteurs. Cela se fait en frottant, en grattant, en s'époussiérant.

DANSE DES APSARAS
(Ap = eau ; Sara = essence).
Les Apsaras sont nées du barattage de la mer, de la légèreté de son écume, mais aussi de sa force. Evanescentes, elles symbolisent les possibilités informelles. Leur aspect secondaire de courtisanes est une transposition de l'amour du divin auquel elles convient les hommes. Dans la légende des origines khmères, l'Apsara est parfois perçue comme source de la dynastie solaire, et opposée comme telle à la mère de la dynastie lunaire et divinité des eaux inférieures.
Danse au cours de laquelle chacun devient eau de rivière, avec ses mouvements (jaillissement de la source, écoulement, étalement, chute...) et son avancée en direction de la mer où on devient  océan avec ses mouvements (marées, vagues, tempêtes) avant de s'élever sous forme de vapeur pour atteindre le divin (le Soleil)
.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NAÎTRE DE LA TERRE
Magma originel. Le groupe tient une sphère d'argile en l'air, en se centrant, se concentrant sur elle. Jusqu'à ce que cette concentration ne soit plus supportable. Chacun est une partie de ce magma originel, partie qui, pour naître et s'individualiser va se détacher de ce magma et se "créer" avec la part de terre qu'il aura prise.
Allongé dans la pénombre, on crée une effigie à son image, qu'on modèle sur le ventre. On se représente d'abord lors de notre venue au monde. Cela fait, on présente le nouveau-né au groupe qui peut intervenir avec la personne en cause pour "réparer" ce qui aurait besoin de l'être. Eau, attentions, délicatesse... les doigts oeuvrent, carressent, massent, redressent doucement ce qui aurait besoin d'être redressé...
Ce travail donne lieu à de nombreuses suites et déclinaisons. Les différents âges de la vie sont explorés ; des perles de couleur peuvent être introduites dans le magma d'origine, qui pourront représenter tels types de difficultés ou facilités, en fonction du sens qu'on aura pré-établi (on retrouvera ces perles dans telle ou telle autre partie du corps d'argile, en surface ou en profondeur ; on en fera une lecture en se référant au symbolisme du nombre, des couleurs, du corps...).
Ce travail permet identifier l'origine de certains troubles et problèmes et met en place une dynamique de réparation et de résolution. L'agitation neuronale que l'on ressent, si elle n'est pas une preuve, laisse à penser qu'il se passe quelque chose. Souvent, la poursuite de ce type de travail montre qu'il se passait réellement quelque chose.

INVASION - EVASION
Comment on brise un cercle pour y entrer, comment on y entre, comment on peut s'y enfermer, comment on peut vouloir en sortir... Quelle énergie on y met. Utilise-t-on la force, la ruse, la rapidité...Est-ce qu'on se heurte plusieurs fois aux mêmes obstacles ?. Voit-on les faiblesses d'un système fermé ? Fait-on du forcing là où c'est manifestement le plus difficile ? Trouve-t-on les points faibles ? Passe-t-on en force ou en douceur comme une anguille ? Réagit-on vite, trop vite, insuffisamment vite ? Garde-t-on espoir ? Met-on la bonne énergie au bon endroit ? Prend-ton de bons appuis ? Etc.
On prend conscience des comportements dans le jeu et des correspondances avec la réalité. 

INVASION.  Dépasser un empêchement 
Groupe en cercle serré, en se tenant par les coudes. Un bon diamètre doit  être conservé et le cercle doit rester un cercle et non pas s'aplatir, se refermer. Une personne restée à l'extérieur doit se retrouver au centre. Elle doit franchir la muraille qui se dresse devant elle. Par définition, les défenseurs assurent la défense. Ils ne doivent pas agresser, pas attaquer. Ils résistent, c'est tout. Ils doivent se tenir par les coudes et empêcher l'envahisseur de pénétrer dans le cercle. L'envahisseur, lui, peut utiliser tous les moyens dont il dispose : ruse, force, appitoiement, peu importe. Il peut passer en dessous (sous le problème), entre les jambes, sauter par-dessus le groupe...
Une seule règle : conserver le cercle et son diamêtre.
EVASION. Se libérer, sortir d'un enfermement.
Le groupe entoure une personne et doit l'empêcher de sortir du cercle. Mêmes règles que précédemment : on empêche, on n'attaque pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PORTRAIT A PLUSIEURS MAINS
Papier, crayons de couleurs, feutres.

Groupés autour d'une feuille de papier, les participants, tous en même temps, dessinent l'un d'eux rapidement. Le propos n'est pas de faire un portrait artistique fidèle.
Les crayons se croisent, se bousculent, se poussent les uns les autres. Chacun y va de son grain de sel (à défaut de son grain d'artiste), sans parler de ce qu'il dessine. Que le silence ou le brouhaha s'installe ne gêne en rien. On peut intervenir sur le dessin d'un autre, s'en inspirer, écrire des mots...
L'animateur veillera simplement à ce que le portrait ne soit pas totalement abstrait : n'importe qui devrait pouvoir deviner qu'il s'agit d'un portrait.
Pendant cette phase, la personne dont on tire le portrait regarde ce qui se passe, sans intervenir.

La lecture se fera en groupe, sans la personne dessinée, dans un premier temps. Elle s'exprimera par la suite. On se réfère au symbolisme des formes, des couleurs, des nombres. On relève les bizareries en essayant de leur trouver sens, la dynamique générale, l'énergie qui se dégage, les occurences graphiques, les maladresses ou habiletés graphiques...
De très nombreuses informations se dégagent de ce travail, qui concernent le sujet du portrait mais aussi nos fameux artistes.

DIALOGUE AVEC LE CORPS
Décor : semblant de catafalque, cierges, pénombre : l'instant est grave, et cet exercice se fait en pleine conscience, en étant proche de soi.

« Vous allez choisir quelqu'un qui représente votre corps. Ce corps va s'allonger sur le catafalque. Ce corps est moribond et sera bientôt privé de vie.
Vous  êtes, vous, la conscience, l'esprit, l'âme, appelez ça comme vous voulez, et vous, vous  êtes bien vivant. Vous allez dire à ce corps qui vous a porté, supporté parfois, ce que vous avez à lui dire. A ce corps qui vous a donné du plaisir, de la peine, de la souffrance, de la joie, vous allez lui parler de tout ce que vous avez pu lui faire subir, endurer. A ce corps qui a pu vous lâcher, vous laisser tomber lorsque vous aviez besoin de lui, vous allez lui parler. De la relation que vous avez entretenue avec lui, de la vie que vous lui avez fait mener et de celle qu'il vous a fait mener. Parlez-lui aussi des raisons de sa mort.
Votre corps, lui, va bientôt rendre son dernier souffle. Il vous a écouté sans rien dire, mais maintenant il va vous dire à son tour ce qu'il a à vous dire. Et vous allez ouvrir bien grand vos oreilles, car c'est la dernière fois que vous l'entendrez.
Enfin, lorsqu'il aura fini de vous parler, vous vous allongerez à côté de lui. Vous vous tiendrez la main et il ne vous restera que quelques malheureuses minutes pour vous exprimer une toute dernière fois. »

Cet exercice étrange et parfois douloureux est intéressant à plusieurs titres, que nous vous laisserons découvrir si vous le pratiquez un jour. Sachez simplement qu'il est d'une rare richesse et d'une portée insoupçonnable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PAROLES DE SAGE
«
C'est à l'instant où on meurt qu'on se rend compte que la vie était encore présente, mais il est trop tard pour en profiter.»

« Lorsqu'on rend son dernier souffle on aimerait pousser un soupir de soulagement, mais il est trop tard.»


« Ce qui est un jour est autre le lendemain. Ce qui a un début a une fin. Ce qui naît un jour meurt un autre jour. Ce qui n'est pas encore est à être. Ce qui est encore est à disparaître.
Ainsi, rien n'est vraiment immuable. Et si rien n'est immuable, tout est possible. Y compris le pire, comme le meilleur. »

 

 

 

 

 

 

 


éléments : machine à faire du feu

éléments : le feu et l'air

Un briquet géant !
Outils : scie, couteau, hachette. Matériaux : bois (vert) des arbres, plus silex locaux. Grand luxe : de la ficelle. Plus les neurones.
Deux équipes séparées pour plancher sur un projet. Le meilleur (à ce qu'on croit) sera réalisé par l'ensemble du groupe.
Les neurones, oui, mais il faut aussi une certaine force physique et surtout une sacrée endurance.
Mais comment c'est-i qu'ils s'y prennent les... sauvages ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
D'autres exemples d'ateliers lors de séminaires


SOIN ANIMISTE
Soin élementaire, a l'aide des éléments. Au nombre de quatre, ici : l'eau, le feu, la terre, l'air. Ou le souffle, ou la parole encore. Le verbe ?
Tout est en place pour que soit créé le bois et les autres êtres vivants. Bois vivant, comme le suggère l'expression « ne pas (h)être de bois ».
Celui à soigner, on l'entoure. Pouvoir le cerner, cerner ce dont il peut avoir besoin. Les mains disent la vaine interrogation, les verines pulsent, les coeurs battent, signe de vie. Pourtant le feu manque dans cette âme nichée au creux du ventre ou du coeur ou nulle part partout. Il manque là, tandis qu'il brûle ici. Nuque raide, stone, pierre. Comment l'assouplir, la rendre roseau. Voir côté coeur, celui des sentiments. Y mettre la douceur de l'eau pour laver et la saveur du vent, pour sussurrer des mots qui tranchent avec ceux de la faux, vrais ceux-ci, de tendre humanité.

On peint le corps d'argile, on le baigne de feu, armoise et oliban. On n'en a pas, tant pis, le tabac fera l'affaire. Stupide, mais tant pis. Qui fume à part Dieu, fumeur de Havane ? Pierre ou terre. Saturne, le vieillard, est venu trop tôt. Réchauffer la terre, lentement, la ramollir larmes ou eau, pluie ou robinet, on ne va pas faire les délicats. Le bois se fait paroles portées par le vent, suffit de quelques feuilles. Chasse-mouches chasse-ombres. On les reconnaît dans leur fuite avec leurs ailes immmenses qu'on aura immolées au passage.
Bientôt, de sa couche, revenu au vulgaire de l'enfance, on l'entendra gueuler : « Dans l'cul la balayette ! Baisés et bien baisés ces putains d'esprits de mes deux ! »


 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES ARCHERS D'ELEE
Parménide a raison, mais Parménide a tort.
Il a raison lorsqu'il dit que la flèche n'atteint jamais sa cible, mais on lui pardonne puisqu'il ne l'a jamais dit. Il a simplement dit que la flèche était toujours immobile, ou quelque chose comme ça. Par contre il a tort lorsqu'il dit que, poursuivant quelqu'un, on ne peut jamais le rattraper.. Oui et non. « Tu vas voir si je t'attrape », phrase banale et souvent entendue valide bien un peu ce qu'il dit. Car en vérité, du moins à la mienne, ce "tu vas voir si je t'attrape" je ne l'ai jamais vu suivi d'effet.
On fabrique nos arcs, nos flèches, nos cibles. Les animaux de la forêt n'ont à craindre ni des Guillaume Tell, ni des Robins, fussent-ils des bois.
On est armé. La cible : des objectifs à atteindre. On les écrit sur un morceau de papier. Un ticket de métro ne convient que pour qui veut rater sa cible, mais il y en a, qu'est-ce qu'ils font ici je vous l'demande. Sachant que distance égal temps, on pose la cible à une certaine... distance. Bravo ! Non, pas à plat, mais bien à la verticlae, de façon à la voir comme il faut. Pas non plus à 500m, ce qui reviendrait à vouloir atteindre un objectif invisible situé si loin dans le temps que la terre aura eu le temps de se retourner 3 fois dans sa tombe.
Plusieurs objectifs sur le même bout de papier ? Si la flèche veut bien faire un aller-retour, pourquoi pas ? Mais s'ils sont situés dans le temps à deux périodes différentes, il n'y a plus qu'à espérer un miracle.
Loupé, raté, encore loupé. Je tire trop à droite. Je suis nul au tir à l'arc. Etre gauche n'empêche en rien de trop tirer à droite. C'est là qu'interviennent le pas toujours stupide symbolisme droite - gauche, etc. Et bizarrement, ça marche !
On oublie le macho costaud virile, on y met un peu de délicatesse, un peu de sensibilité, et pan ! en plein coeur.
Quant à moi, ça me saoule, je laisse tomber,. Je balance mon arc, puis au dernier moment le récupère et tire en aveugle, histoire de faire l'andouille. Et... tir au but !
Faut savoir se lâcher parfois pour réussir.

 

PARCOURS DE VIE
la main, sous le pied, ce qui est plus rare, ce qui tombe sous le sens ou sous n'importe quoi d'autre. Pas tout, mais ce qui "nous appelle", "nous parle", comme étant susceptible de pouvoir symboliser une expérience de vie. On va vite, on réfléchit peu, on laisse l'inconscient faire le travail.
Les objets récoltés sont disposés dans un ordre chronologique. Le premier marque la naissance, le dernier le temps présent plus une dizaine d'années. Les autres objets sont installés entre ces deux extrêmités.
Les "parcours de vie" en place, le groupe les visite et en parle. On relève les synchronicités, les "accidents" de parcours, les bizarreries, le symbolisme (éventuel) des objets, ce qu'ils sont réellement, leur utilité, leur matière, texture, couleur.
Un parcours de vie en croise-t-il un autre ? Pourquoi , au niveau de quel objet, à quelle période ? Y a-t-il des similitudes entre un parcours et un autre ? Ce parcours est-il rectiligne, en méandres ? Suit-il une pente ? Est-il dans l'ombre, en pleine lumière ? Les objets sont-ils issus du milieu naturel ou sont-ils manufacturés ? Quel âge ont-ils ?
Etc.
Lectures et interprétations sont presque toujours d'une évidence frappante.
Au final, ce travail est une source d'informations d'une grande richesse qui permet de poser le doigt sur des périodes-clés oet de lever le voile sur des aspects de la personnalité que la constitution d'un faux moi a occultés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  


L'univers créatif de Pierre CJ Vaissière® 1996-2010 - Derniere mise a jour : 10/10/2015
Conditions Générales d'Utilisation
 

 

FRANCHIR UN OBSTACLE

Un arbre sympa qui en a vu d'autres, avec une belle fourche qui s'épanouit à 1,5m ou 2,5m maxi du sol. Dans une prairie ou avec un dégagement d'une vingtaine de mètres autour de lui. La fourche :  qu'on puisse passer entre ses bras puissants même si on est carréné comme un camion.
Une chaîne, une vraie, en métal de fer solide, avec des anneaux solides sans zinzins qui puissent faire mal, genre petits picots vicelards. Une vingtaine de mètres. Des mousquetons ou autre bricole du même genre. Eventuellement, du merchurochrome, de l'Arnica 7ch. Sinon, un fiolon de cognac fera aussi bien l'affaire.
Un joueur. Son objectif : réussir à passer de l'autre côté de l'arbre, par la fourche. Il désigne les personnes qu'il estime aptes à l'aider et celles qu'il estime au contraire être tout à fait aptes à l'empêcher de passer. Moitié moitié.
Tout le monde s'enchaîne, au petit bonheur la chance, y compris le joueur.
Top chrono., c'est parti !
Pagaille dans les rangs, ça n'est une surprise pour personne. Très vite on se demande : mais qui aide notre malheureux joueur, sont-ce vraiment ceux qu'il a désignés comme tels ? Et qui le gêne dans son escalade infernale, sont-ce réellement les bourreaux ?
Questionnement des plus intéressants qui nous en apprend de belles, sur la confiance ou la défiance que nous avons en ceux que nous croyons connaître.
Intéressant de se rendre compte que nous pouvons nous libérer de situations enfermantes en nous appuyant, justement, sur ce qui nous enferme.
Intéressant aussi de voir comme des personnes qui étaient sûres et certaines de ne pas franchir l'obstacle le franchissent allègrement, et vice-versa.
Etc. Mais cet etc. est une autre histoire, suite logique de celle-ci, et qui se déroule dans la vie sociale réelle, vraie , la vie affective et tout le tintouin.
Quant au mercurochrome, on peut le remiser. Il n'y a jamais que de malheureuses ecchymoses à peine décoratives.